frise-seigneur-des-anneauxLe Seigneur des Anneaux est le roman le plus vendu de l’histoire. Ce dernier est devenu un best-seller à partir des années 1960 au moment de l’apparition des mouvements de la contre-culture. Mais l’auteur de cette fabuleuse histoire était bien loin des idées de la mouvance hippie de cette époque. JRR Tolkien était un catholique qui se tenait éloigné des discours et des idées révolutionnaires. Par conséquent, il n’acceptait pas que son roman soit récupéré par des mouvements déviants. Si l’on pose un regard plus religieux sur Le Seigneur des Anneaux, une autre lecture s’offre à nous. Retour sur trois ouvrages qui donnèrent également naissance à une trilogie au cinéma.

Le Seigneur des Anneaux se compose de trois livres et aussi de trois films. La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et enfin Le Retour du Roi. C’est le roman le plus vendu de l’histoire et son ascension débutait dans les années 1960. Les mouvements de la contre-culture s’emparèrent de ce récit épique car ils y trouvaient un message naturaliste qui collait, selon eux, à leur idéologie. Ces différentes races qui se réunissent pour combattre un ennemi commun dans Le Seigneur des Anneaux laissa place à quelques mauvaises interprétations. Les mouvements de la contre-culture pensaient que le livre était un moyen de faire accepter l’idée d’une société multiculturelle. Mais il n’en est rien. JRR Tolkien n’a jamais rédigé ces ouvrages dans le but de promouvoir la destruction de l’ordre naturel des nations. Bien au contraire. 

comteTolkien est né en Afrique du sud en 1892. Il vécut quelques années de son enfance dans la campagne anglaise. Cette campagne lui inspira La Comté, le royaume des Hobbits. Plus tard il connut la ville, ses usines ainsi que la pauvreté, ce qui lui inspira Le Mordor, le royaume de Sauron, le mal absolu dans Le Seigneur des Anneaux. JRR Tolkien était un catholique qui a connu l’église en ordre. Il était donc imprégné de la vérité catholique et n’appréciait pas le monde moderne qui se dessinait. Après le concile de Vatican II il rejeta la nouvelle messe et continuait de se rendre à la messe traditionnelle. Il poussa même C. S. Lewis, l’auteur du Monde de Narnia, à la conversion. Alors qu’il était professeur, JRR Tolkien travaillait sur le Seigneur des Anneaux à la demande de ses éditeurs, suite au succès de son premier ouvrage Le Hobbit (1937). 12 années furent nécessaires pour rédiger ces trois tomes (chaque tome étant composé de deux livres) qui devinrent des best-sellers.

Différentes races s’unissent pour venir en aide à un jeune Hobbit prêt à donner sa vie pour détruire un anneau convoité par le mal absolu, tel est le court synopsis que l’on pourrait faire du Seigneur des Anneaux. Mais ce récit fut mal interprété. On lui prêta les idées d’une nouvelle mouvance qui voulait que les peuples se mélangent. Mais si on lit correctement Le Seigneur des Anneaux il n’en est rien. La vision gauchiste qu’on lui confère n’est que bêtise. A aucun moment Tolkien ne promeut une quelconque société multiculturelle. Bien au contraire, dans le Seigneur des Anneaux, chacun est bien chez soi. Et c’est justement parce que le retour de Sauron peut briser cet équilibre naturel que différentes races s’unissent. Premièrement pour vaincre le mal et pour que chacun puisse continuer à vivre tranquillement sa vie, et deuxièmement pour que le roi légitime soit consacré. Dans Le Seigneur des Anneaux chacun vit sa vie dans son « pays ». Chaque pays à sa tradition. Même si des tensions existent, cela n’empêche pas les différentes races de parfois se retrouver pour passer du bon temps ou de s’unir contre l’ennemi de toujours. Dans cette trilogie de Tolkien, l’ordre naturel est respecté. Nous pouvons même y retrouver la notion de monarchie de droit divin avec l’histoire d’Aragorn. L’auteur se permet également de cracher au visage du monde moderne en donnant le grand rôle à un paysan comme Frodo Baggins (Frodon). Le monde moderne délaisse petit à petit les paysans et leur campagne, Tolkien répond en faisant triompher un paysan dans Le Seigneur des Anneaux. L’Individu auquel personne ne prête attention mais qui reste bien plus humble et courageux que la plupart des hommes.

aragornComme nous avons pu le voir précédemment JRR Tolkien n’a pas hésité à inclure la notion de monarchie de droit divin avec l’histoire du prétendant légitime au trône du royaume du Gondor, Aragorn. Aucun personnage au sein de le communauté, et très peu au cours des pages du roman, ne contestent la légitimité d’Aragorn. Tous savent qu’il est le seul descendant d’Isildur et donc le seul prétendant au trône. Le héros sera d’ailleurs couronné dans le troisième et dernier tome : Le Retour du Roi.

Quant au second tome intitulé Les Deux Tours, ce dernier portait un autre nom puisqu’il est en réalité composé de deux livres (comme chaque tome du Seigneur des Anneaux). Mais Tolkien n’appréciait pas les titres qu’il avait trouvé. Lors d’échanges avec un correspondant Tolkien révélait que les récits se concentraient sur les tours Orthanc et Cirith Ungol. L’une des premières illustrations représentent deux tours qui rappellent fortement les colonnes maçonniques. D’autres échanges de Tolkien laissent planer un doute sur l’interprétation du titre Les Deux Tours. Chacun peut donc se faire son propre avis. Il n’est donc pas impossible d’y voir un symbolisme maçonnique voulu par l’auteur. Catholique traditionnel, Tolkien connaissait très certainement le problème maçonnique et ses plans révolutionnaires. Dans Les Deux Tours, les tours en question sont évidemment le mal. Rappelons que le mal personnifié dans Le Seigneur des Anneaux se nomme Sauron. Dans ce récit il est représenté sous la forme d’un oeil de feu qui voit tout. Il se trouve au sommet d’une montagne. Ce qui rappelle évidemment la pyramide maçonnique.

Des éléments que l’on pourrait qualifier de religieux sont présents dans cette trilogie, sans blasphémer, ce qui est plutôt rare chez les romanciers et dans le monde du 7e art. Un exemple avec Frodo qui semble porter l’anneau comme on porterait sa croix. Un lourd fardeau qui écrase de tout son poids le personnage principal durant trois tomes. Personnage aidé par quelques amis qui relèvent Frodo lorsqu’il chute. L’accompagnant sur son « chemin de croix ». La fin de l’histoire de ce long roman raconte le sacre du roi, puis chacun retourne en son pays. Ces personnages de différentes races restent amis et partagent des souvenirs mais ils rentrent dans leur pays respectif. Le mal ayant été éradiqué, l’équilibre découlant de l’ordre naturel peut prospérer..

Il faut rappeler que les romans furent rédigés à des époques ou un certain ordre naturel était encore respecté. Mais il est bon de remarquer comment des mouvements déviants peuvent s’approprier une oeuvre et en inverser tout son sens. Surtout que nous savons que Tolkien était considéré comme étant un catholique réactionnaire qui refusait cette mauvaise lecture qu’on faisait du Seigneur des Anneaux. Ce qui l’obligea d’ailleurs à déménager, fuyant ce soudain succès financier et ses fans hystériques qui allaient jusqu’à son domicile.

Sauron, l’oeil qui voit tout

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Les différentes couvertures pour le tome Les Deux Tours

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