Qu’on aime ou qu’on n’aime pas «The Exorcist» ce dernier reste un film culte. C’est donc logiquement que le petit écran a tourné son intérêt vers cette saga («The Exorcist» a connu deux suites, voire trois) afin d’en faire une série. Outre l’intérêt que suscite cette série de bas étage il convient de s’intéresser à son cœur ainsi qu’à ses deux principaux protagonistes : les deux prêtres chargés d’exorciser une pauvre jeune femme possédée par le démon.

Passons sur le pourquoi du comment cette saga a été adaptée en série, la réponse se trouve rapidement : argent. Comme pour le film, l’église catholique est au centre de l’intrigue, mais quelle purge ! Les deux prêtres sont certainement les pires que nous ayons vu jusqu’ici dans une franchise à succès. Le premier est un défroqué et le second passe son temps libre à coucher avec une femme.

«The Exorcist» n’est pas une simple adaptation du film sorti en 1973. En réalité c’est une suite directe des deux premiers longs-métrages. Nous retrouvons donc Reagan McNeil adulte, mariée et mère de deux filles dont l’une d’elles se retrouve possédée par le démon. A bien y regarder on se demande comment le réalisateur arrive à faire gober au téléspectateur que les deux prêtres sont capables de pratiquer les rites d’exorcisme alors qu’ils ne sont clairement pas en état de grâce (et ordonnés après 1965). Comme dit plus haut, l’un est excommunié et l’autre batifole avec son amour de jeunesse dès que faire se peut. Impossible de pratiquer un exorcisme dans ces conditions.

Voici donc une série qui se moque des prêtres et de l’église catholique. Nous sommes bien loin de la vision religieuse du film de 1973. On pourrait même se demander si cette suite télévisuelle n’a pas été adaptée simplement pour cracher sur l’église. En plus d’être une série blasphématoire ce show est mauvais, la réalisation est inégale et la plupart des épisodes frôlent le grand n’importe quoi. D’ailleurs, la série n’est pas reconduite pour une seconde saison mais nous pouvons êtres certains que l’industrie du divertissement saura trouver une nouvelle manière de se moquer de l’église catholique, par exemple avec la saison 2 de «The Young Pope».

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