Note : Depuis 2012 je publie régulièrement des analyses sur des longs-métrages. Que le film en question soit « bon » ou « mauvais » n’entre pas en ligne de compte. Son succès et ses messages cachés déterminent si le film doit être traité ou non. Dans le cas présent, « Batman v Superman » a été mal accueilli par la critique mais le film reste un succès commercial.

Voilà une petite décennie maintenant, les super-héros de l’industrie juive des comic books envahissent nos écrans, grands et petits. Depuis quelques temps les studios comme la Fox ou la Warner privilégient les franchises à succès et développent d’innombrables suites aux films les plus lucratifs de l’industrie du cinéma. Les super-héros n’échappent pas à cette réforme et sont même les principaux acteurs de cette « refonte » du fonctionnement des studios hollywoodiens. Cette année trois des personnages les plus emblématiques de l’industrie du comic book se rencontraient dans un film qui était annoncé comme une révolution en matière de film super-héroïque. La firme juive Warner Bros et leur réalisateur Zack Snyder réunirent Batman, Superman et Wonder Woman, appelés « la trinité », dans un film plutôt curieux faisant l’apologie du culte de l’homme. Ces films portent-ils les mêmes valeurs et les mêmes messages cachés que dans les comic books ? Analyse des films « Man of Steel » et « Batman v Superman ».

Superman, l’homme Dieu

superdebileSuite directe du film « Man of Steel » de Zack Snyder sorti dans les salles en 2011, « Batman v Superman » est un succès commercial malgré les critiques négatives de la presse. Le premier film mettait l’accent sur le rôle messianique de Superman et le second retombe dans les mêmes travers. Dans BvS, l’histoire raconte comment Superman divise l’opinion publique suite à la destruction d’une bonne partie des États-Unis lors de son combat contre des extraterrestres qui voulaient sa peau et celle des pauvres terriens. Certes, l’alien aux pouvoirs incroyables a sauvé la terre et ses habitants d’une possible destruction, mais à quel prix ? Du coup, l’opinion publique s’interroge : Superman est-il un vrai Dieu ou un faux Dieu ? Est-il le Christ ou l’Antéchrist ? Sauveur ou destructeur ? Chocolat ou vanille ?

Avant de revenir sur le côté messianique de Superman dans BvS il nous faut revenir sur le premier film, « Man of Steel« . L’histoire reprenait la genèse de Superman. Un enfant extraterrestre est envoyé sur terre à bord d’un vaisseau spatial car sa planète, Krypton, est sur le point d’être détruite. L’enfant est recueilli par un couple de fermier et le baptise Clark. Très vite l’enfant se rend compte qu’il est différent des humains car il possède des capacités hors-normes. Âgé de 33 ans il se révèle au monde en tant que Superman afin d’éradiquer une menace extraterrestre qui pèse sur la terre et ses habitants. « Man of Steel » est un film qui reprend les contours de l’histoire de Notre Seigneur Jésus-Christ mais qui remplace le Christ par un homme guerrier qui à plus à voir avec l’humain que le Verbe fait Chair. L’industrie juive réinvente un messie, comme à son habitude.

Superman se révèle au monde alors qu’il est âgé de 33 ans. Dans Man of Steel et Batman v Superman le côté religieux transpire et Superman fut plus d’une fois comparé à Jésus-Christ au cours de ses adaptations au cinéma. Dans le film « Man of Steel », avant de devenir Superman, Clark Kent entreprend une sorte de voyage initiatique, une quête pour comprendre qui il est vraiment et d’où il vient. Il quitte la ferme familiale pendant une période indéterminée. Après avoir sauvé des gens sur une plateforme pétrolière en pleine mer, après avoir été humilié alors qu’il travaillait dans un restaurant, il suit on ne sait trop quelle piste qui le mène vers un vaisseau spatial kryptonien bloqué dans la glace depuis des siècles, tranquille, comme les mammouths.

C’est dans ce vaisseau, sous terre et loin du regard des hommes, que Clark Kent va découvrir qui il est vraiment. Après un exil qui semble s’étaler sur plusieurs semaines et après avoir rencontré le spectre de son père kryptonien dans ce fameux vaisseau spatial, il comprend d’où il vient et quelle est sa destinée. Peu importe la manière dont les choses sont amenées, l’important est ici de comprendre que Clark Kent a suivi une initiation. L’exil rappelle celui de Notre Seigneur Jésus-Christ dans le désert afin qu’Il soit tenté par le démon en personne. Après son exil, Clark Kent s’est révélé en tant que Superman et a commencé à enseigner à sa manière, en distribuant des branlées et en détruisant des villes entières. Ce n’est qu’après ces péripéties que Clark Kent sait qui il est et ce à quoi il est destiné. L’initiation lui a révélé qui il est vraiment, son véritable visage. Il devient Superman, héros capé et vrai Dieu lorsque nécessaire, et dans le quotidien il est Clark Kent, un journaliste du Daily Planet, vrai homme. Comme Notre Seigneur Jésus-Christ était vrai Homme et vrai Dieu. Les références sont nombreuses. L’image très connue de Clark Kent qui ouvre sa chemise, laissant entrevoir le logo de Superman sous ses vêtements, ce coeur avec un S à l’intérieur, rappelle l’image de Notre Seigneur qui nous dévoile Son Sacré Coeur.

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Suite aux premières apparitions de Superman le monde se demande si il est un Dieu. Une scène montre même un dialogue entre Superman et un prêtre catholique dans une église. Chose rare car l’industrie hollywoodienne préfère aujourd’hui impliquer l’église protestante dans ses longs-métrages. Mais dans « Man of Steel », Superman dialogue avec un prêtre catholique en soutane qui semble bouleversé par l’existence du super-héros. Plus tard dans le film, le héros sera représenté en « position Christique ». Après cette courte scène qui singe la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ, Superman part en direction de la terre afin de la sauver de la destruction.

Superman en position christique dans "Man of Steel"
Superman en position christique dans « Man of Steel »

Lors des premières apparitions de Superman dans les bandes dessinées au tout début des années 1940, les parents adoptifs de Clark Kent se nommaient Joseph et Mary Kent. Ils furent par la suite rebaptisés Jonathan Joseph et Martha Kent. Sur la planète dont Superman est originaire il existe une « Bible ». La Bible du Dieu Rao qui narre l’histoire d’un élu qui sauvera une planète. Chaque membre de la famille de Superman possède le terme « El » associé à son prénom. Le véritable prénom de Superman est « Kal-El ». Son père biologique se nomme « Jor-El » etc. La présence du terme « El » vient de l’hébreu (אל), il est utilisé afin d’attribuer un caractère divin. N’oublions pas que le super-héros fut inventé et publié par des juifs immigrés de l’Europe de l’est. Tous les éléments pour diviniser Superman et en faire une sorte de nouveau messie, un Antéchrist, sont réunis.

Côté réalisation le film est une avalanche de destruction, ni plus ni moins. De la première à la dernière scène tout n’est que destruction. De la planète Krypton qui explose en première partie de film en passant par le ravage d’une bonne partie des USA suite à l’affrontement entre Superman et les aliens, le film met l’accent sur la violence sans verser de sang (ou très peu). Hollywood éprouve une certaine fascination pour la mort et la destruction. Il suffit de jeter un oeil à quelques films récents pour s’en convaincre. Les blockbusters tels que « Transformers », « Star Wars », « Superman » ou « Independence Day » sont tous des films spectaculaires dans lesquels l’extermination est de mise. Afin de faire des films violents sans avoir à montrer du sang ou des cadavres empilés l’industrie du cinéma a trouvé un subterfuge en misant sur la désintégration d’une partie des USA dans ses longs-métrages. C’est plus spectaculaire et « moins sale ». La question est de savoir si Hollywood ne tenterait-il pas d’habituer ses spectateurs à l’extinction de plusieurs villes ? La guerre, la violence, la destruction, la mort et l’affrontement sont des thèmes récurrents dans le cinéma. Ils semblent même être des leitmotivs pour la réalisation d’un bon nombre de films.

bvsAvec le succès de « Man of Steel », la Warner Bros s’engage à étendre l’univers des super-héros DC Comics au cinéma. Zack Snyder propose de réunir Batman et Superman dans un même film afin d’introduire la « Justice League« . Suite au combat qui opposa Superman aux extraterrestres et la destruction générée par cet affrontement, l’opinion publique est divisée à propos du super-héros. Les politiciens, les médias et l’armée s’emparent du sujet. Le peuple se divise en deux catégories, ceux qui se demandent si Superman est un vrai Dieu et ceux qui se demandent si il n’est pas plutôt porteur de destruction. Les politiciens et l’armée, quant à eux, tentent d’engager un débat sur la manière dont Superman doit agir et les médias se chargent de spéculer. Dans BvS Superman est toujours montré comme un homme Dieu. La première moitié du film repose essentiellement sur cet aspect du super-héros. Malgré le bien qu’il fait (tout en détruisant des villes entières et en causant la mort de milliers de personnes) il est sans cesse critiqué par les hommes. Manque de chance pour le super-héros, le franc-maçon Batman a tout vu du combat entre Superman et les extraterrestres. L’homme chauve-souris ne voit pas d’un bon oeil la présence d’un homme volant qui protège la terre tout en la détruisant. Il échafaude alors un plan pour faire la peau à Superman, pensant que si ce dernier venait à se retourner contre la race humaine, rien ne pourrait l’empêcher de détruire le monde.

Je partage une vidéo qui explique qui est le personnage de Batman et dans quel univers il évolue.

La première apparition de Batman dans BvS renoue avec l’origine du personnage. Il est vu comme une sorte de démon qui ne sort que la nuit et qui effraie quiconque croise sa route. La scène d’introduction du film revient sur le meurtre des parents de Bruce Wayne et sur sa découverte de la grotte qui deviendra son QG. Dans cette version du réalisateur Zack Snyder, le jeune Bruce Wayne ne court après aucun lapin blanc. Il s’enfuie simplement à travers la forêt pendant l’enterrement de ses parents et chute dans un trou qui le mène à cette fameuse grotte. Les chauve-souris présentent dans cette grotte volent vers lui, et l’entourent. Le jeune Bruce Wayne semble en transe et s’élève dans les airs afin de rejoindre le trou duquel il est tombé, tandis que les chauve-souris continuent de voler en cercle autour de lui. Dans BvS cette scène représente, certes brièvement, l’initiation du jeune Bruce Wayne. Comment de l’obscurité (de la grotte) il est passé à la lumière (le trou permettant de sortir de cette grotte, symbolisé par un éclat de lumière au moment où Bruce Wayne s’en rapproche).

La première partie du film se concentre sur l’identité réelle de Superman (Dieu ou destructeur ?) et sur Batman en quête d’une arme secrète qui lui servira à tuer l’homme volant. La suite propose un affrontement entre les deux personnages sous fond de manipulation du méchant Lex Luthor. Finalement, Batman et Superman trouvent un terrain d’entente car leurs mères portent le même prénom et il s’unissent pour détruire une bestiole que Lex Luthor a fabriqué en pratiquant une sorte de rituel dans un vaisseau spatial. En plein milieu de bataille ils sont rejoints par Wonder Woman qui traînait des les parages. La fin du film propose toujours une vision messianique de Superman. Ce dernier se sacrifie pour sauver la terre et arrêter la bestiole nommée Doomsday (jugement dernier). L’une des dernières scènes propose un dialogue entre Batman et Wonder Woman pendant l’enterrement de Superman, Batman dit avoir besoin de réunir ceux qui possèdent des capacités spéciales afin de faire face à une menace imminente. Cette menace n’est autre que Apokolips, la planète de Darkseid (le côté obscur), qui se dirige vers la terre. Il faut lire le schéma à l’envers, Superman est l’Antéchrist et ses amis super-héros sont des initiés ou des dieux païens. Ils vont devoir faire face à la menace Apokolips, en référence au livre de l’Apocalypse dans les Saintes Écritures et la personne régnant sur Apokolips n’est autre que Darkseid, son signe est l’oméga Ω, signe qui représente « la fin » (Apocalypse 22:13 « Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin»). Sachez que pour ceux qui attendent un autre messie que Notre Seigneur Jésus-Christ et qui sont initiés aux sociétés secrètes, le Christ est vu comme le côté obscur, il ne révèle pas la lumière ni la vérité. La lumière c’est Lucifer. Ces initiés disent passer du côté obscur, donc de celui du profane, à la lumière, donc à celui de l’initié. Pour ces hommes, Dieu est le démon et Lucifer est Dieu. Superman et ses amis vont donc s’opposer à l’Apocalypse de Darkseid, donc à Dieu, et au jugement divin qui doit d’abattre sur tous les hommes dans un prochain film intitulé « Justice League ». Même si le terme « apocalypse » veut en réalité dire « révélations » il est couramment utilisé afin de définir la fin du monde ou le jour du jugement. Ajoutons que même sans avoir lu ce livre qui fait partie des Saintes Écritures, tout le monde ou presque sait de quoi traite ce passage de la Sainte Bible et ce terme est régulièrement utilisé pour désigner une catastrophe, même par les athées (dont certains attendent une apocalypse, une fin, bien qu’étant non-croyants).

Dans une scène de BvS Lex Luthor prononce cette phrase en montrant un tableau sur lequel des anges venus du ciel se battent avec des démons sortant des entrailles de la terre « Ça devrait être à l’envers. Maintenant nous le savons, les démons ne viennent pas de l’enfer en-dessous de nous, non, ils viennent du ciel». Cette phrase est destinée à Superman, Lex Luthor le voit comme un démon et non comme un Dieu. Lex Luthor est représenté comme étant déstabilisé, fou (les initiés aux sociétés secrètes voient les catholiques de cette manière), son prénom « Lex » veut dire « Loi » en latin. Il est en contact avec le général des armées de Darkseid sur Apokilips et il semble qu’il tente de précipiter leur venue. Il tente de précipiter la venue de Dieu et du jugement, dans le film Lex Luthor est le croyant. Pour terminer, le dernier plan du film laisse comprendre que Superman reviendra à la vie, tout le monde est sauvé et d’autres villes pourront être détruites, rassurez-vous. L’Antéchrist est fin prêt pour combattre le jugement qui doit s’abattre sur la terre et sur les hommes.

En conclusion nous devons noter que les films « Man of Steel » et « Batman v Superman » ne s’écartent en aucun cas des comic books. Ces histoires de super-héros sont antichrétiennes et mettent en scène des personnages troubles aux origines malsaines. Outre le fait que ce genre de film banalise la violence il faut aussi comprendre que ces films servent, d’une manière ou d’une autre, à détourner de Dieu. L’homme est présenté comme une solution et Dieu n’Est mentionné que pour mieux être évincé. Si vous êtes parents nous vous conseillons de tenir vos enfants loin de ces films.

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